Publié le 15 septembre 2026
Questions & réponses
1 Utilisation d'AGOV
Vous pouvez utiliser le login AGOV pour les échanges électroniques avec toutes les autorités suisses participant à AGOV. Cela comprend les cantons et leurs communes, l’administration fédérale ainsi que des tiers autorisés conformément à la LMETA .
Vous pouvez gérer votre identifiant AGOV en vous rendant sur agov.ch/me.
« Sans mot de passe » signifie qu’AGOV n’utilise pas l’ancienne procédure de connexion « nom d’utilisateur plus mot de passe plus, le cas échéant, un deuxième facteur de connexion » et recourt à la place à des facteurs de connexion techniquement forts. AGOV n’autorise que des facteurs de connexion dont les caractéristiques techniques satisfont aux exigences techniques de l’annexe B de la Si001, niveau « élevé ». Cela comprend une authentification cryptographique dynamique au moyen d’une clé enregistrée dans un module matériel dédié et qui ne peut pas être extraite moyennant un effort raisonnable. Pour un moyen personnel d’authentification et de preuve d’identité, cela ne correspond pas encore au niveau complet « élevé » selon l’annexe B de la Si001. L’enregistrement de la personne ou la remise du moyen de preuve doit en outre être effectué sur la base d’une pièce d’identité officielle. Avec AGOV, ce lien avec la personne est établi à partir d’AGOVaq 300 au moyen de la vérification de l’identité : la personne est vérifiée à l’aide d’une pièce d’identité officielle et le résultat de cette vérification est associé au compte AGOV authentifié. La qualité technique du facteur de connexion ne doit par ailleurs pas être assimilée au Level of Assurance selon la I050. eIAM attribue tous les niveaux AGOVaq à partir de 300 au LoA 3 de l’I050 et donc à eIAM QoA 50. Actuellement, AGOV accepte l’AGOV access App et les clés de sécurité FIDO comme facteurs de connexion. L’e-ID suisse viendra s’ajouter comme facteur de connexion supplémentaire dès qu’elle sera disponible. Les passkeys lisibles ou synchronisables ainsi que les solutions FIDO basées sur des logiciels ne sont pas autorisés comme facteurs de connexion dans AGOV.
Le système central d’AGOV est actuellement exploité dans des centres de données de la Confédération en Suisse. Au cours de l’année 2027, afin d’accroître la résilience, AGOV sera également mis en place sur une plateforme cloud d’un fournisseur établi en Suisse, sur un site d’exploitation situé en Suisse. Pour ce site AGOV supplémentaire, aucune région cloud d’un hyperscaler mondial ne sera utilisée (agov.ch/itscm). Les données enregistrées dans le système central d’AGOV resteront ainsi stockées en Suisse.
Exceptions :
Vos clés d’accès (artefacts cryptographiques) sont stockées dans la puce de sécurité de votre smartphone ou dans celle de votre clé de sécurité (FIDO2). Si vous accédez à votre smartphone ou à votre clé de sécurité via la biométrie, vos données biométriques restent exclusivement stockées sur l’appareil ou la clé de sécurité et ne sont pas transmises à AGOV.L’application AGOV access offre une sécurité nettement supérieure à l’application Google Authenticator, par exemple, parce qu’elle enregistre vos clés d’accès (artefacts cryptographiques) dans la puce de sécurité de votre smartphone. Cette technologie garantit un niveau de sécurité particulièrement élevé et rend l’application AGOV access très résistante face aux attaques des cybercriminels. Les banques aussi misent sur cette forme sûre d’authentification et proposent leurs propres applications d’accès.
La procédure prévue pour les applications d’accès requiert que chaque institution mette à disposition sa propre application parce que ce type d’application ne peut et ne doit pas être utilisé pour plusieurs systèmes cibles à la fois. L’application AGOV access a été développée spécialement pour garantir des échanges électroniques sûrs avec les autorités. Elle est disponible gratuitement dans l’App Store d’Apple et le Play Store de Google et, avec ses 100 Mo, n’occupe que très peu d’espace de stockage sur votre smartphone.Les Passkeys sont une méthode moderne et sécurisée de connexion sans mot de passe, reposant sur la conservation d’une clé cryptographique sur l’appareil.
Pour des raisons de sécurité et de conformité réglementaire, AGOV autorise uniquement les clés cryptographiques stockées localement dans une puce de sécurité* - par exemple sur une clé de sécurité FIDO2 ou directement sur l’appareil.
Les Passkeys synchronisées entre plusieurs appareils via des services cloud comme iCloud ou Google sont considérées comme moins fiables, car elles peuvent potentiellement être exportées. Afin de garantir à tout moment l’origine et l’intégrité des clés, AGOV accepte uniquement les clés liées à un matériel spécifique, qui ne peuvent être ni transférées, ni exportées, ni synchronisées. L’application AGOV access ainsi que l’application swiyu pour l’e-ID suisse répondent déjà entièrement à ces exigences.* Par « puce de sécurité », on entend des unités de stockage dédiées et non exportables pour les clés, telles que les Trusted Platform Modules (TPM), la Secure Enclave (Apple), le Titan M (Google) ou les modules de sécurité intégrés aux clés de sécurité FIDO2.
Vous trouverez ici les systèmes d’exploitation sur lesquels l’application AGOV access fonctionne : Systèmes d'exploitation
Vous trouverez ici une liste des clés de sécurité pouvant être utilisées avec AGOV.
Du côté des utilisateurs finaux, AGOV est en principe accessible à toutes et tous dans le monde entier. Ni l’origine ni le lieu de résidence, l’âge, la capacité d’action, la nationalité ou l’exercice d’un rôle particulier ne sont une condition à l’utilisation d’un compte AGOV. Un compte AGOV correspond toujours à une personne physique. Celle-ci peut agir en son propre nom vis-à-vis d’un système cible connecté ou intervenir dans un autre rôle, par exemple en tant que représentant d’une entreprise, d’une organisation ou d’une autorité. AGOV authentifie des personnes, non des identités de machines.
Si une personne est autorisée à effectuer telle ou telle action dans un système cible, ce n’est pas AGOV qui le décide, mais différents critères, parmi lesquels l’âge minimum, la capacité d’action, l’appartenance à une organisation, le pouvoir de représentation ou l’autorisation d’accéder à certaines données ou fonctionnalités. Ces critères sont régis par le droit applicable et par la politique d’autorisation du système cible concerné. C’est également à celui-ci qu’il appartient de déterminer si une opération donnée nécessite une vérification d’identité au moyen d’AGOV.
Des contraintes techniques ou juridiques peuvent limiter l’utilisation effective dans certains cas particuliers. En cas de restrictions d’accès à Internet affectant les ressources d’adressage d’AGOV ou les systèmes cibles connectés, comme des blocages géographiques, AGOV et les systèmes cibles concernés ne peuvent pas être utilisés directement au moyen de ces connexions. Si le téléchargement de l’application AGOV access n’est pas possible, par exemple à cause de l’incompatibilité d’un appareil ou d’un blocage géographique, il faut utiliser d’autres moyens d’authentification pris en charge et opter en particulier pour une clé de sécurité FIDO2. Les vérifications d’identité au moyen de documents d’identité officiels sont disponibles au niveau international, pour autant que les documents d’identité soient pris en charge. En revanche, si le système cible requiert la saisie d’un numéro AVS sur AGOV, seules les personnes disposant d’un numéro d’assurance sociale en Suisse peuvent utiliser le système
Il en va autrement pour les systèmes cibles. En effet, ceux-ci ne peuvent pas utiliser les prestations d’authentification fournies par AGOV sans condition. AGOV est un outil informatique de la Chancellerie fédérale utilisé dans le cadre de l’exécution des tâches des autorités. Le cadre juridique général découle de l’article 11 LMETA. Cette disposition régit la mise à disposition centralisée et l’utilisation des outils informatiques de la Confédération pour l’exécution des tâches des autorités. En outre, lorsque la loi sur l’e-ID (LeID), sera entrée en vigueur, la législation disposera expressément que la Chancellerie fédérale exploite, à titre de moyen informatique, un système d’authentification des personnes physiques à l’aide de l’e-ID.
AGOV n’est donc pas un service de connexion librement disponible pour n’importe quel système cible privé ou purement commercial. Un système cible peut recourir aux prestations d’authentification fournies par AGOV lorsque cette utilisation est justifiée par l’accomplissement de tâches des autorités ou par la mise en œuvre du droit public ou d’une base légale spéciale. Pour les autorités fédérales, le cadre général applicable peut découler de la LMETA et de ses prescriptions. En revanche, dans le cas des cantons, des communes ainsi que des organisations et des personnes de droit public ou de droit privé, il faut vérifier s’ils sont compétents pour l’exécution concernée et s’ils sont suffisamment intégrés dans le cadre juridique correspondant.
Ce qui est déterminant, c’est le principe de la légalité, et l’action de l’État doit reposer sur une base légale suffisante. Plus les droits et les obligations des particuliers, les données personnelles, les droits de procédure et les effets de confiance sont concernés, plus cette base légale doit être claire. L’article 11 LMETA fixe le cadre général pour AGOV en tant qu’outil informatique, mais il ne remplace pas dans tous les cas la base légale applicable au processus spécialisé concerné, au système cible effectif ou au traitement concret des données.
Dans les domaines faisant l’objet d’une réglementation particulière, c’est donc le droit spécial applicable qui prévaut. C’est le cas par exemple du dossier électronique du patient ou d’autres domaines qui sont soumis à des prescriptions spécifiques en matière d’identification, d’authentification, de rôles, de droits d’accès, de traitement des données et de responsabilités. Dans ces cas-là, le critère déterminant n’est pas la faisabilité technique du raccordement, mais la question de savoir si le droit spécial autorise le recours aux prestations d’authentification d’AGOV par le système cible concerné.
Si le cadre juridique applicable ne permet pas d’effectuer le raccordement souhaité, AGOV ne peut pas repousser cette limite par des moyens techniques ou des procédés opérationnels. L’élargissement du cercle des systèmes cibles autorisés relève d’un processus politique et législatif. Il doit être introduit par les autorités compétentes dans le domaine concerné, les collectivités publiques, les organisations responsables, les acteurs de la branche ou les instances politiques. C’est pourquoi les limites sont définies avant tout par le droit spécial et non par les modalités d’exploitation d’AGOV.
Les personnes morales agissent par l’intermédiaire de personnes physiques, qui peuvent utiliser des identifiants AGOV. Le rattachement des personnes physiques aux personnes morales n’est pas visible dans AGOV, mais apparaît dans les systèmes cibles.
Aucune obligation générale d’utiliser un compte AGOV distinct à des fins professionnelles n’existe. AGOV recommande toutefois une séparation claire entre les contextes privés et professionnels.
Pour l’utilisation privée, nous recommandons un compte AGOV privé utilisable à long terme, avec une adresse e-mail privée qui soit, dans la mesure du possible, indépendante d’un employeur ou d’une organisation.
Pour les usages professionnels ou organisationnels, nous recommandons un compte AGOV distinct avec une adresse e-mail professionnelle appropriée. À partir de 2027, AGOV prendra explicitement en charge à cet effet le Business Account (agov.ch/biz).
Avec un Business Account, le domaine e-mail est lié durablement à ce compte AGOV après sa déclaration réussie. L’adresse e-mail concrète peut ensuite être modifiée au sein du même domaine, mais devra alors être à nouveau vérifiée. Il n’est pas possible de passer à un autre domaine e-mail avec le même Business Account.
Toute personne agissant pour plusieurs organisations indépendantes les unes des autres devrait, en principe, utiliser des Business Accounts distincts pour les différents contextes professionnels.
Un Business Account reste toujours le compte d’une personne physique. La déclaration en tant que Business Account et l’adresse e-mail professionnelle correspondante ne confirment ni un emploi ni une affiliation à une organisation, un rôle, un pouvoir de représentation ou un droit de signature. La signification de ces informations est déterminée par l’application cible concernée.
Les autorisations et les rôles continuent d’être gérés par les applications cibles concernées ou par leurs systèmes d’autorisation respectifs.
Non. À partir de 2027, un compte AGOV pourra être déclaré comme Business Account (agov.ch/biz). Un Business Account est associé à une adresse e-mail professionnelle et lié durablement au domaine e-mail correspondant. AGOV peut transmettre cette propriété déclarative à l’application cible lors de la connexion.
Cela ne confirme toutefois ni une affiliation à une organisation, ni un emploi, ni un rôle, ni un pouvoir de suppléance, ni une relation fiduciaire, ni une autorisation de représentation ou de signature.
Un compte AGOV — y compris un Business Account — représente toujours exactement une personne physique. La question de savoir si cette personne est autorisée à agir pour une organisation et à quel titre relève de l’application cible concernée ou du système d’autorisation compétent.
Une personne physique peut posséder plusieurs comptes AGOV et gérer ses contextes privés ainsi que différents contextes professionnels au moyen de comptes distincts.
La durée de validité des affiliations, rôles, suppléances et autorisations n’est pas déterminée par AGOV, mais gérée dans les systèmes cibles respectivement compétents.
AGOV peut être utilisé dans tous les contextes (X2G*), en tenant particulièrement compte des points abordés dans les FAQ 1.10 à 1.12.
*- G2C – Government to Citizen: Gouvernement → Citoyen, par ex. déclaration d’impôts en ligne, documents d’identité, portails cybergouvernement
- C2G – Citizen to Government: Citoyen → Gouvernement, par ex. dépôt de demandes, envoi de commentaires, déclarations ou signalements
- G2B – Government to Business: Gouvernement → Entreprise, par ex. registre du commerce, subventions, réglementations
- B2G – Business to Government: Entreprise → Gouvernement, par ex. livraisons aux autorités, appels d’offres, services fournis
- G2E – Government to Employee: Gouvernement → Employé, par ex. services RH internes, formations, communication interne
- E2G – Employee to Government: Employé → Gouvernement, par ex. retours internes, notifications RH, formulaires de conformité
- G2G – Government to Government: Gouvernement → Gouvernement, coopération entre administrations, échanges de données
Un identifiant AGOV est toujours lié à une personne physique, indépendamment du fait qu’elle utilise AGOV pour son propre compte ou pour le compte d’une collectivité, par exemple. Cette personne est responsable de l’utilisation en bonne et due forme de l’identifiant AGOV et des applications qui y sont rattachées. Elle est en outre responsable des transactions qui sont effectuées par cet intermédiaire. Elle doit également veiller à conserver en toute sécurité et à utiliser de manière appropriée les facteurs d’authentification associés (application AGOV access ou clé de sécurité). Si cette personne permet à une ou plusieurs autres personnes d’utiliser son identifiant AGOV, elle divulgue ou transfère des facteurs d’authentification (transmission physique ou enregistrement de clés de sécurité ou d’applications AGOV access, qui ne seront alors plus exclusivement sous le contrôle du titulaire du compte AGOV). Il n’existe aucune base légale interdisant cette pratique pour AGOV. Toutefois, les dispositions relatives aux applications cibles et aux transactions effectuées doivent être respectées.
À partir de 2027, une utilisation commune d’un Business Account qui a néanmoins lieu pourra être déclarée comme Shared Use. Cette déclaration indique de manière transparente aux applications cibles qu’une utilisation commune peut avoir lieu. Elle ne modifie ni l’attribution du compte AGOV à exactement une personne physique ni la recommandation de ne pas partager les comptes AGOV et leurs facteurs d’authentification avec d’autres personnes. Elle ne constitue notamment pas une autorisation de l’utilisation commune. Vous trouverez de plus amples informations dans la FAQ 1.28.
En résumé, rappelez-vous du principe énoncé dans la vidéo « 7 conseils importants ». Votre identifiant AGOV n’appartient qu’à vous. Ne le partagez pas et n’enregistrez comme facteurs d’authentification aucun téléphone portable ni aucune clé de sécurité dont vous n’avez pas le contrôle exclusif.
AGOV respecte la législation en vigueur en matière d’accessibilité*. Les développeurs d’AGOV se conforment également aux Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) et effectuent des tests de fonctionnalité avec des personnes concernées par l’accessibilité. Les utilisateurs d’AGOV peuvent signaler à l’administration fédérale les défauts en matière d’accessibilité à cette adresse électronique → Commentaire (pour toute question concernant l’assistance, rendez-vous sur la page suivante : agov.ch/help). L’application AGOV access (disponible sur iOS et Android) est la plus utilisée pour se connecter à AGOV. Cette application est accessible à tous et elle est liée aux mécanismes d’accessibilité du système d’exploitation de votre téléphone portable. Pour les utilisateurs aveugles d'AGOV, scanner le code QR AGOV peut représenter un obstacle, car ils naviguent souvent sans activer l'affichage de l'écran. L'alternative à l'application AGOV access sont les clés de sécurité, dont le flux d'application est entièrement reproduit sur le lecteur d'écran et la ligne braille.
*- L’art. 8, al. 2, de la Constitution impose la non-discrimination à l’égard des personnes présentant une déficience corporelle, mentale ou psychique ;
- la loi sur l’égalité pour les handicapés (LHand) oblige à prendre des mesures visant à prévenir, à réduire ou à éliminer les inégalités ;
- l’ordonnance sur l’égalité pour les handicapés (OHand) contient des dispositions sur les exigences requises pour l’aménagement conforme aux besoins des personnes handicapées des prestations de la Confédération ;
- l’art. 9 de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) consacre la garantie de l’égalité d’accès à l’information et aux services fournis au public et ;
- depuis le 28 juin 2025, l’Acte législatif européen sur l’accessibilité est également en vigueur et ses dispositions s’appliquent à toutes les entreprises suisses qui proposent des produits ou des services au sein de l’Union européenne.
Plusieurs pages de test sont disponibles sur le site agov.ch/test.
Un compte AGOV est toujours attribué exactement à une personne physique. Vos données personnelles constituent la base de cette attribution et donc du traitement de vos démarches auprès des autorités. Les autorités définissent pour quels cas d’utilisation vous devez en plus avoir enregistré dans AGOV une pièce d’identité officielle (pièce d’identité avec photo ou e-ID suisse) et, le cas échéant, votre numéro AVS. En règle générale, les finalités et les bases légales du traitement des données par AGOV sont indiquées dans la déclaration de protection des données. Le traitement de vos données personnelles dans le cadre des démarches administratives elles-mêmes, c’est-à-dire en aval d’AGOV, repose sur les bases légales respectives de ces autorités.
AGOV offre la possibilité de vérifier et d’enregistrer des pièces d’identité officielles munies d’une photographie, de sorte que sur le compte AGOV correspondant, l’identité du titulaire aura été vérifiée. Chaque autorité définit selon ses cas de figure si une vérification d’identité pour un compte AGOV est nécessaire ou non. Lorsqu’une vérification est estimée nécessaire, AGOV dirige automatiquement les utilisateurs finaux vers le processus correspondant. La vérification d’identité est ensuite valable pendant cinq ans dans l’ensemble de l’écosystème AGOV. AGOV propose plusieurs méthodes pour procéder à la vérification d’identité :
- Poste : les personnes en Suisse peuvent utiliser le service de vérification d’identité par « LVI » proposé par la Poste Suisse SA.
- En ligne : les personnes en Suisse et à l’étranger peuvent utiliser l’une des procédures d’identification en ligne visées dans la loi sur la signature électronique (SCSE).
- Portail : les personnes dans les cantons qui possèdent un guichet AGOV cantonal peuvent faire vérifier leur identité à ce guichet.
- e-ID : les personnes en possession d’une e-ID peuvent l’enregistrer directement dans AGOV, de sorte que sur le compte AGOV correspondant, la vérification de l’identité du titulaire s’effectuera automatiquement.
Toutes les méthodes de vérification de l’identité ne sont pas disponibles dans tous les contextes ; le choix des méthodes incombe aux autorités compétentes.
Seuls les prestataires certifiés selon la SCSE peuvent proposer la méthode « II. En ligne ». L’administration fédérale retient un ou plusieurs prestataire(s) certifié(s) pour les périodes données en application de la loi fédérale sur les marchés publics (LMP). Au moment de la rédaction du présent article de la FAQ (2025), l’entreprise en question était Intrum SA.
Lors de la création d’une identité électronique avec un niveau de confiance élevé (appelé Level of Assurance 3, abrégé LoA 3), AGOV est tenu de vérifier soigneusement l’identité d’une personne et de pouvoir démontrer cette vérification de manière traçable a posteriori. Les identités électroniques de ce niveau de confiance sont utilisées pour des procédures juridiquement pertinentes. Il doit donc être possible, en cas de besoin, de déterminer sans ambiguïté qui a effectivement créé une telle identité – par exemple en cas d’abus, de litige ou de clarification juridique. À cette fin, une copie d’un document d’identité officiel est établie et conservée dans le cadre de l’enregistrement.
Du point de vue du droit de la protection des données, une copie d’un document d’identité constitue une donnée personnelle au sens de l’art. 5, let. a de la loi sur la protection des données (LPD). Tant qu’aucune analyse supplémentaire n’est effectuée, par exemple sous la forme d’une reconnaissance faciale biométrique, les copies de documents d’identité ne font pas partie des données personnelles sensibles au sens de l’art. 5, let. c LPD.
Le traitement de ces données personnelles est autorisé conformément à l’art. 6, al. 1 LPD, pour autant qu’il soit licite. La justification nécessaire découle dans le contexte présent en particulier de l’art. 6, al. 2 LPD. Les identités électroniques à niveau de confiance élevé (LoA 3), telles qu’elles sont décrites dans différentes normalisations (p. ex. eCH-0170), servent à l’exécution de tâches légales et de procédures électroniques juridiquement contraignantes. Dans ce contexte, il existe un intérêt public prépondérant à une vérification d’identité fiable, traçable et révisable, permettant une attribution claire à une personne réellement existante.
La conservation de la copie du document d’identité sert exclusivement à prouver que la vérification de l’identité a été effectuée correctement au moment de l’enregistrement et qu’un document d’identité officiel valide était présenté. Elle n’est pas nécessaire pour l’utilisation courante du compte de connexion AGOV, mais remplit une fonction de preuve, de révision et de sécurisation. L’action de l’État doit être vérifiable et démontrable en cas de litige. Sans une vérification d’identité documentée, le respect des exigences relatives au LoA 3 ne pourrait pas être démontré de manière compréhensible vis-à-vis des autorités de surveillance, des instances de révision ou des autorités judiciaires.
Le principe de proportionnalité conformément à l’art. 6, al. 3 LPD est déterminant à cet égard. Pour les identités de niveau LoA 3, la conservation d’une copie du document d’identité est considérée comme appropriée et nécessaire, car des moyens moins intrusifs – tels qu’un simple contrôle visuel sans base documentaire – ne permettraient pas d’atteindre le degré de preuve requis.
La limitation de la finalité conformément à l’art. 6, al. 4 LPD est strictement respectée. La copie du document d’identité ne peut être utilisée que pour la vérification de l’identité, pour d’éventuelles investigations en cas d’abus ainsi que pour des fins de révision et de preuve. Toute utilisation à d’autres fins est exclue.
En complément, la copie du document d’identité est stockée de manière logiquement séparée des données d’utilisation et de connexion proprement dites. Cela garantit que les données d’identité ne sont pas utilisées à des fins opérationnelles et qu’elles ne sont accessibles qu’à un cercle de personnes autorisées strictement limité.
Enfin, les exigences en matière de sécurité des données conformément à l’art. 8 LPD sont respectées. Celles-ci comprennent notamment des restrictions d’accès fondées sur le principe du besoin d’en connaître, un stockage sécurisé, la journalisation des accès ainsi que des durées de conservation clairement définies. La copie du document d’identité n’est conservée que pendant la durée nécessaire à la finalité mentionnée et est ensuite supprimée ou anonymisée de manière irréversible.
En résumé, la conservation d’une copie du document d’identité lors de la création d’une identité électronique de niveau LoA 3 est autorisée et objectivement justifiée au regard du droit suisse de la protection des données, pour autant qu’elle soit limitée à une finalité déterminée, proportionnée, dûment justifiée de manière traçable, stockée de manière logiquement séparée et protégée par des mesures de sécurité techniques et organisationnelles appropriées.
Si vous avez associé votre e-ID suisse à votre compte AGOV, l'e-ID elle-même a bien une date d’expiration, mais pas votre compte AGOV. Vous pouvez simplement renouveler (faire réémettre) votre e-ID et continuer à utiliser votre compte AGOV comme d’habitude, avec la nouvelle e-ID.
Si vous avez enregistré une pièce d’identité officielle avec photo dans votre compte AGOV (vérification d’identité AGOV sans e-ID suisse), cette vérification d’identité est valable pendant cinq ans. À l’expiration de cette période, la vérification doit être répétée. Votre compte AGOV reste actif ; vous serez simplement invité à effectuer une nouvelle vérification d’identité.
Même en cas de changement d’appareil, par exemple de smartphone ou de clé de sécurité FIDO, votre compte AGOV reste valable. Pour les comptes AGOV privés, l’adresse e-mail enregistrée peut être modifiée conformément aux processus prévus à cet effet. Des règles supplémentaires s’appliquent aux Business Accounts : le domaine de messagerie associé lors de la déclaration reste durablement lié à ce Business Account. L’adresse e-mail concrète peut être modifiée au sein du même domaine et doit ensuite être vérifiée à nouveau. Il n’est pas possible de passer à un autre domaine de messagerie pour le même Business Account. Pour les Business Accounts, la réception à l’adresse e-mail professionnelle est vérifiée à nouveau au moins une fois par an. Une application cible peut exiger que cette vérification soit plus récente. Si le niveau d’actualité requis n’est pas atteint, le compte AGOV reste valable, mais l’authentification Business concernée ne peut être achevée qu’après une nouvelle vérification réussie de la réception.
Comme AGOV ne gère pas les affiliations (voir FAQ 1.12), leur durée de validité est administré dans les systèmes cibles concernés.
Lorsque cela est techniquement possible et approprié, l'application AGOV access est systématiquement distribuée via les canaux de distribution de l'application swiyu, le portefeuille de la Confédération suisse pour l'e-ID et d'autres identifiants électroniques, car l'application swiyu contenant une e-ID suisse peut également être utilisée directement dans AGOV comme facteur de connexion.
L'application AGOV access est actuellement disponible via les App Stores d'Apple et de Google, car il s'agit des canaux standard pour l'installation et la mise à jour d'applications sur les systèmes d'exploitation mobiles pris en charge (iOS/iPadOS et Android). Pour pouvoir utiliser l'application AGOV access, il faut que le canal de distribution concerné prenne en charge des mécanismes d'attestation d'application intégrés à la plateforme afin de vérifier l'intégrité et l'origine de l'application.
L'utilisation des App Stores permet notamment :
- la mise à disposition uniforme et contrôlée des versions de l'application
- la livraison obligatoire des mises à jour à tous les utilisateurs
- l'intégration de l'application dans les mécanismes de vérification de l'intégrité et de l'origine côté plateforme
La sécurité de l'application d'accès AGOV repose sur son architecture technique, les méthodes cryptographiques utilisées, la signature de l'application et les processus de sécurité opérationnelle. Le choix du canal de distribution fait partie du modèle opérationnel actuel, mais ne constitue pas une déclaration sur l'adéquation technique fondamentale d'autres formes de distribution.
Pour la version Android de l'application AGOV access, un téléchargement APK est disponible sur agov.ch/apk à partir de la fin de l'année 2026.
L'utilisation de boutiques d'applications alternatives n'est pas prévue dans le modèle d'exploitation actuel. Cela s'explique notamment par l'absence de normes uniformes et suffisamment établies pour la distribution sécurisée, le contrôle de l'intégrité et la gestion des mises à jour via ces plateformes. Les différences entre les mécanismes de sécurité, l'absence d'attestation multiplateforme ainsi que les possibilités limitées d'imposer de manière centralisée les mises à jour critiques sont en contradiction avec les exigences d'AGOV en matière d'environnement d'exploitation fiable et contrôlé.
Pour l'écosystème iOS, il n'existe actuellement aucune possibilité comparable de distribution alternative d'applications en dehors du modèle établi de l'App Store. Les évolutions réglementaires dans l'UE sont suivies de près ; leur transposition à la Suisse reste ouverte à ce stade.
Cela nécessite un contrôle fiable de l'intégrité de l'application et des appareils (attestation) sur les appareils Android à usage privé et non gérés de manière centralisée, qui répondent aux exigences de sécurité d'AGOV. Différentes solutions d'attestation indépendantes des services basés sur Google Play sont en cours d'évaluation.
Pour l'écosystème iOS, il n'existe actuellement aucune possibilité comparable de distribution alternative d'applications en dehors du modèle établi de l'App Store. Les développements réglementaires dans l'espace européen sont suivis de près ; leur transférabilité à la Suisse est pour l'instant encore incertaine.
Le modèle de distribution est défini dans le cadre de l'architecture globale d'AGOV et tient compte non seulement des aspects de sécurité, mais aussi des exigences opérationnelles, organisationnelles et liées à l'assistance. AGOV peut également être utilisé sans installer l'application, par exemple en utilisant des clés de sécurité physiques compatibles (FIDO2).
Si vous ouvrez un compte AGOV sur lequel aucun contrôle supplémentaire (« Step-Ups ») n’est appliqué, il n’existe du point de vue d’AGOV en principe aucune obligation explicite, ni juridique ni technique, exigeant que vos informations soient impérativement véridiques et complètes.
La nécessité et le type de contrôles supplémentaires (« Step-Ups ») sont définis par l’autorité compétente pour son application métier dans laquelle vous vous connectez via AGOV. AGOV met en œuvre ces exigences dans le cadre du processus de connexion correspondant (pendant le processus d’authentification) et sollicite les contrôles nécessaires de manière situationnelle, dans la mesure où ils sont requis par l’application connectée. Les contrôles effectués avec succès peuvent – selon leur conception – être réutilisés dans l’écosystème AGOV, pour autant qu’ils soient reconnus pour d’autres connexions.
Indépendamment de cela, pour des raisons d’efficacité et d’efficience des démarches administratives numériques, il est approprié et expressément recommandé de maintenir correctes, complètes et à jour les informations enregistrées dans votre compte AGOV. Des informations incorrectes ou obsolètes peuvent entraîner des retards, des demandes d’éclaircissement ou un refus de prestations.
En outre, dans le cadre de la procédure administrative numérique concernée, vous pouvez être légalement tenu de fournir des informations véridiques, complètes et à jour. Comme AGOV transmet les données que vous y avez enregistrées aux applications administratives connectées, il existe un lien direct entre la mise à jour de vos données AGOV et le respect de vos obligations de collaboration et de véracité dans la procédure administrative correspondante.
Pour les Business Accounts, la règle suivante s’applique en outre : l’adresse e-mail professionnelle enregistrée doit rester accessible. AGOV vérifie la réception des e-mails lors de la création du Business Account, puis au moins une fois par an. Dans le cadre d’une procédure de connexion, une application cible peut exiger une vérification plus récente de la réception. L’adresse e-mail professionnelle concrète peut être modifiée au sein du domaine de messagerie lié de manière permanente et doit ensuite être vérifiée à nouveau. Le domaine de messagerie lié ne peut pas être modifié pour un Business Account existant.
Dans le cadre de contrôles supplémentaires (« Step-Ups ») au sein d’AGOV – notamment des vérifications substantielles d’identité avec présentation d’un document officiel – vous êtes tenu de fournir des informations correctes et véridiques. La fourniture intentionnelle d’une fausse identité ou l’utilisation d’une identité totalement ou partiellement fictive peut être pénalement répréhensible. Selon la situation, les infractions suivantes peuvent notamment entrer en ligne de compte : art. 251 CP (faux dans les titres) ainsi que – en cas d’obtention frauduleuse de prestations ou d’avantages – art. 146 CP (escroquerie) ; d’autres infractions restent réservées.
Il n’existe aucune obligation générale (abstraite et générale) de posséder un compte AGOV. En d’autres termes : personne n’est, en tant que tel, tenu d’utiliser AGOV.
Cependant, il existe des obligations légales d’interagir avec les autorités, par exemple le dépôt d’une déclaration d’impôts. Les autorités compétentes mettent à disposition plusieurs canaux pour ces interactions, conformément à l’ordre juridique en vigueur, y compris des canaux numériques.
Les prestations administratives numériques exigent souvent une authentification (login).Les autorités conçoivent les procédures d’authentification avec les moyens techniques qui permettent de remplir leur mandat légal. Elles disposent d’une marge de manœuvre juridique, précisée par des directives internes et supérieures. Pour l’administration fédérale centrale, les authentifications pour les interactions d’e‑government doivent être réalisées de manière uniforme via AGOV. De nombreux cantons et communes privilégient également AGOV.
Il en résulte qu’AGOV est aujourd’hui la méthode de connexion la plus courante pour les services numériques des autorités suisses. Certains canaux numériques ne peuvent être utilisés qu’au moyen d’AGOV. Dans ce contexte, une pression d’utilisation peut apparaître. Sur le plan juridique, il ne s’agit toutefois pas d’une « obligation AGOV » spécifique, mais d’une obligation d’authentification : quiconque souhaite recourir à une prestation administrative numérique doit dans de nombreux cas s’authentifier et donc disposer d’un moyen de connexion approprié.
Ce mécanisme existait déjà avant l’introduction d’AGOV, mais reposait alors sur diverses solutions de connexion propres aux autorités.
Administration fédérale centrale :
Oui, pour l’administration fédérale centrale, l’utilisation d’AGOV comme méthode de connexion dans la cyberadministration est obligatoire (www.eiam.admin.ch/mm).Pour les activités de relevé de l’Office fédéral de la statistique (OFS), la Chancellerie fédérale suisse, en tant qu’organe responsable de la gouvernance, a autorisé l’utilisation de logins à usage unique envoyés par voie postale. Cette pratique est autorisée exclusivement pour les relevés de l’OFS et uniquement à condition que ces logins ne créent pas d’espace de données persistant de cyberadministration pour les utilisateurs finaux (procédure dite « Fire-and-Forget »).
Autres autorités (cantonales, communales, autres organismes publics) :
Pour les autorités en dehors de l’administration fédérale centrale, l’utilisation d’AGOV est facultative et relève de leur propre appréciation.Pour des raisons d'économie des données, AGOV n'enregistre pas les applications que vous utilisez via AGOV. Les données de connexion correspondantes sont stockées séparément, puis supprimées conformément aux exigences légales. Elles sont en général traitées selon l’Ordonnance sur le traitement des données personnelles liées à l'utilisation de l'infrastructure électronique de la Confédération (RO 2012 947 ; RS 172.010.442, https://www.fedlex.admin.ch/eli/oc/2012/160/fr).
Les comptes AGOV sont archivés sur demande, mais ne sont pas supprimés. Cela s'applique également aux comptes AGOV créés par erreur ou jamais utilisés. AGOV est un service d’authentification des autorités. Par conséquent, certaines données relatives au compte, à la vérification d’identité, à la sécurité et aux journaux doivent être conservées. Cela permet de retracer l’ouverture du compte, la vérification d’identité, les événements de sécurité, les cas d’abus, les demandes de support, les révisions et les clarifications juridiques.
L’archivage signifie que le compte est désactivé de manière permanente et ne peut plus être réactivé. Les données sont ensuite conservées uniquement à des fins d’archivage et de preuve.
Les bases légales sont notamment l’art. 6 LPD (limitation de la finalité, proportionnalité, destruction ou anonymisation uniquement lorsque la finalité du traitement disparaît), l’art. 8 LPD (sécurité des données) et l’art. 34 LPD (base légale pour les traitements de données par les organes fédéraux). Pour AGOV, les bases sectorielles pertinentes comprennent notamment la LMETA et l’OIAM.
Non. Un compte AGOV représente toujours exactement une personne physique. Un agent d’IA, un logiciel ou un autre acteur technique ne peut donc ni disposer de son propre compte AGOV ni se connecter de manière autonome au moyen d’AGOV.
La personne physique doit d’abord se connecter elle-même au système cible concerné avec son compte AGOV. Ce n’est qu’après une connexion réussie qu’elle peut démarrer un agent au sein de ce système cible ou le charger d’exécuter certaines tâches, pour autant que le système cible permette une telle utilisation.
L’agent n’utilise pas AGOV et n’obtient aucun accès au compte AGOV ni aux moyens d’authentification utilisés. Il agit dans le cadre mis à disposition par le système cible et ouvert par la personne connectée.
La personne décide si elle utilise l’agent, à quelles fins et avec quelles autorisations. Elle assume la responsabilité du mandat confié à l’agent, du cadre d’action défini et des actes qu’il accomplit pour son compte. Elle doit examiner ses résultats de manière appropriée et, si nécessaire, restreindre ou mettre fin à son activité.
Le système cible doit définir les tâches qu’un agent est autorisé à exécuter, la durée de validité de ses autorisations ainsi que la manière dont ses actes sont consignés de façon traçable et attribués à la personne responsable.
Les moyens d’authentification AGOV ne doivent ni être remis à un agent d’IA ni être utilisés directement par celui-ci. La responsabilité incombe dans tous les cas à la personne physique.
L’introduction de l’AGOV Business Account ne modifie pas le modèle fondamental des personnes d’AGOV: un compte AGOV continue de représenter exactement une personne physique. Un Business Account n’est donc pas un compte appartenant à une entreprise ou à une organisation, mais un compte AGOV d’une personne physique déclaré pour un contexte professionnel ou, plus généralement, non privé. Les activités d’administration en ligne effectuées, par exemple, pour une association dans le cadre des loisirs sont elles aussi idéalement réalisées au moyen d’un AGOV Business Account (voir agov.ch/biz).
Une personne physique peut en principe posséder plusieurs comptes AGOV et séparer ainsi, par exemple, ses contextes privés, professionnels ou autres contextes non privés. Avec le Business Account, cette séparation, qui est aujourd’hui déjà souvent effectuée implicitement, devient explicite: l’utilisateur final déclare lui-même le compte comme Business Account et celui-ci est durablement lié au domaine d’une adresse e-mail professionnelle qu’il a déclarée et dont AGOV a vérifié la capacité à recevoir des messages.
Néanmoins – et cela correspond précisément à la logique du Business Account – l’entreprise peut de fait retirer à la personne physique la possibilité de continuer à utiliser le compte comme Business Account de cette entreprise en lui retirant la possibilité de recevoir des e-mails sur le domaine professionnel lié au compte. La recertification périodique déclenchée par AGOV via ce domaine e-mail échoue alors. Le compte est ensuite bloqué jusqu’à une éventuelle recertification réussie.
La propriété «Business Account», l’adresse e-mail dont la capacité de réception a été vérifiée ainsi que les données usuelles du compte AGOV sont transmises au système cible lors du LOGIN (voir aussi agov.ch/privacy).Le Business Account prévoit en outre une autodéclaration facultative permettant d’indiquer que le compte AGOV est utilisé par plus d’une personne, appelée «Shared Use». Il n’existe pas de base légale générale interdisant l’utilisation commune de comptes AGOV. Il est certes recommandé de ne pas transmettre l’accès à un compte AGOV, mais la réalité opérationnelle est différente dans certaines configurations. C’est notamment le cas dans des cabinets médicaux où des assistantes médicales effectuent, dans le cadre des activités quotidiennes du cabinet et sur mandat du médecin, des transactions d’administration en ligne. AGOV tient compte de cette réalité au lieu de simplement la nier au moyen d’une prescription technique ou organisationnelle.
Même en cas de «Shared Use», le compte AGOV continue de représenter une personne physique déterminée. Cette personne physique représentée assume la responsabilité du compte et de son utilisation. Il convient toutefois de distinguer le rattachement du compte à cette personne de la qualité des données personnelles enregistrées: les données autodéclarées ne sont pas vérifiées tant qu’aucun Step-Up d’identité correspondant n’a été effectué, par exemple au moyen d’un contrôle de pièce d’identité.
Pour des raisons inhérentes au système, AGOV ne peut généralement pas déterminer quelle personne physique utilise effectivement le terminal numérique à un moment donné et exécute ainsi une opération concrète. Lorsqu’un compte est déclaré «Shared Use», cette limitation est explicitement rendue transparente au système cible. L’autodéclaration «Shared Use» est elle aussi transmise au système cible lors du LOGIN.Cette déclaration facultative accroît ainsi la sécurité et la transparence: l’utilisation commune devient visible pour une application donnée. L’application peut réagir de manière appropriée, par exemple en signalant qu’un compte utilisé en commun n’est pas le modèle adéquat pour cette application ou pour certaines fonctions, ou en limitant l’accès aux fonctions concernées.
La Chancellerie fédérale peut également décider qu’AGOV lui-même réagit à une déclaration «Shared Use». Il peut par exemple être prévu que certains attributs particulièrement personnels ne puissent plus être enregistrés ou utilisés pour de tels comptes. Cela peut notamment concerner le numéro AVS, car celui-ci se rapporte directement à la personne physique associée au compte et nécessite donc un traitement particulier en cas d’utilisation commune.La question de savoir si le «Shared Use» est admissible ou approprié pour une application déterminée dépend de ses exigences métier et juridiques. Cette décision ne relève pas du processus de LOGIN AGOV, mais du système cible concerné.
Ni le Business Account en tant que tel ni la possibilité de déclarer un «Shared Use» n’assouplissent donc la politique d’accès existante. AGOV crée au contraire davantage de transparence sur le contexte d’utilisation et permet aux applications de réagir de manière différenciée à ce contexte.La spécification et des informations complémentaires sont publiées sous agov.ch/biz.
2 Problèmes avec AGOV
AGOV est exploité 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 par une organisation d’exploitation et sa disponibilité fait l’objet d’une surveillance automatique. Le système central d’AGOV est actuellement exploité dans des centres de données de la Confédération. Au cours de l’année 2027, afin d’accroître la résilience, AGOV sera également mis en place sur une plateforme cloud d’un fournisseur établi en Suisse, sur un site d’exploitation situé en Suisse. Pour ce site AGOV supplémentaire, aucune région cloud d’un hyperscaler mondial ne sera utilisée (agov.ch/itscm). La plateforme et le logiciel sont conçus pour offrir une résilience élevée. Les éventuelles perturbations sont résolues le plus rapidement possible.
Sur le site Internet agov.ch/help, se trouvent des articles d’aide. Ceux-ci permettent le plus souvent aux utilisateurs de résoudre leurs problèmes par eux-mêmes. Si la solution proposée ne fonctionne pas, il faut s’adresser directement au service responsable de l’application cible correspondante. Il peut s’agir, par exemple, d’un service cantonal ou d’un office fédéral. Les informations de contact sont généralement publiées sur le site Internet de l’application concernée. Les utilisateurs peuvent également joindre les responsables en cliquant sur le bouton d’assistance situé en bas de l’article d’aide correspondant sur le site agov.ch/help (sous « Cette page vous a-t-elle été utile ? », veuillez cliquer sur « Non, je souhaite ouvrir un ticket »).
Sur agov.ch/help, vous trouverez des solutions aux problèmes courants. Vous pouvez y ouvrir un ticket d’assistance, que nous traiterons le plus rapidement possible.
L’assistance aux autorités participantes est assurée dans le cadre de l’assistance de niveau 2, apportée durant les heures de bureau, exclusivement sur ouverture d’un ticket en ligne. Pour cela, il faut consulter l'article d'aide correspondant sur agov.ch/help, la création de tickets en ligne démarre à la fin de l'article d'assistance.
Vous pouvez réinitialiser vos identifiants AGOV (facteurs de connexion) en libre-service. La documentation à ce sujet est disponible sur agov.ch/help. En fonction de la situation, la procédure peut être complexe et entraîner des frais liés à une vérification d’identité.
Pour éviter cela, nous vous recommandons d’enregistrer deux facteurs de connexion : votre smartphone avec l’application AGOV access et une clé de sécurité FIDO. Vous pouvez enregistrer des facteurs supplémentaires sur agov.ch/me.
Même si votre code PIN d'application figure sur une liste de mots de passe faibles ou divulgués circulant sur le darknet, cela ne représente aucun risque pour la sécurité de l’application AGOV access.
Voici pourquoi :- Le code PIN ne protège que l’accès local à l’application - et non votre identité numérique.
Même si quelqu’un connaît votre code PIN, il lui faut également votre smartphone déverrouillé. Sans accès à votre appareil, le code PIN seul est inutile. - L'application se protège activement contre les tentatives erronées répétées.
Après plusieurs saisies incorrectes, l'accès est bloqué ou l'application est réinitialisée. Il est donc impossible de tester plusieurs codes (bruteforce). - Le code PIN ne remplace pas une authentification forte.
L'application AGOV access utilise d'autres mécanismes de sécurité pour la connexion aux services en ligne, tels que des certificats numériques ou une authentification à deux facteurs. Le code PIN est uniquement une protection supplémentaire sur l'appareil. - Votre smartphone offre des couches de sécurité supplémentaires.
En général, votre appareil est aussi protégé par empreinte digitale, reconnaissance faciale ou code de l’appareil. Ainsi, l’application reste sécurisée même si quelqu’un connaît votre code PIN.
- Le code PIN ne protège que l’accès local à l’application - et non votre identité numérique.
Les applications sensibles à la sécurité, comme AGOV access, ne peuvent être utilisées que si un verrouillage de l’écran (aussi appelé verrouillage de l’appareil) est activé sur le smartphone - par exemple un code PIN, un motif, une empreinte digitale ou une reconnaissance faciale (Face ID). Cette exigence repose sur plusieurs raisons liées à la sécurité.
D’une part, ces applications protègent des données particulièrement sensibles ou personnelles - notamment dans les domaines de l’e-banking, de la santé, de la communication par e-mail, de l’administration ou des systèmes internes des entreprises. Sans protection de l’appareil, une personne non autorisée pourrait accéder directement à ces données en cas de perte ou de vol.
D’autre part, les applications modernes utilisent souvent des méthodes d’authentification liées directement au verrouillage de l’appareil. Cela inclut les procédures biométriques telles que l’empreinte digitale ou la reconnaissance faciale, ainsi que les certificats ou clés cryptographiques liés à l’appareil. Ceux-ci ne fonctionnent que si un verrouillage d’écran est activé.
En outre, des exigences légales ou réglementaires imposent expressément cette mesure de protection dans certains domaines – par exemple dans les banques (conformément à la directive européenne PSD2), dans le secteur de la santé (p. ex. LPD, LDEP), dans l’administration publique ou dans les organisations utilisant un système de gestion des appareils mobiles (MDM).
Enfin, le verrouillage de l’écran constitue une protection efficace contre les abus en cas de perte de l’appareil. Il empêche l’accès aux applications installées sans contrôle de sécurité supplémentaire.
C’est pourquoi il est courant – et souvent obligatoire – pour les applications critiques sur le plan de la sécurité de ne démarrer que si un verrouillage adéquat est activé sur l’appareil. Cela protège non seulement l’application elle-même, mais aussi l’accès à vos données.
Remarque importante : L’application AGOV access ne verrouille pas automatiquement votre appareil, mais vous invite simplement à configurer un verrouillage d’écran.
Veuillez noter : Il vous incombe de choisir une méthode de verrouillage et de la conserver de manière à y avoir accès à tout moment - par exemple en la stockant en lieu sûr ou en documentant le code PIN utilisé. Le processus de récupération AGOV ne peut pas rétablir l’accès à votre smartphone si vous en êtes exclu.
Alternative possible : Si vous ne souhaitez pas utiliser de verrouillage d’écran sur votre appareil, vous pouvez utiliser une clé de sécurité FIDO2 comme alternative pour accéder à AGOV access.L'application AGOV access impose des exigences élevées en matière de sécurité de l'appareil utilisé. Si l'application ne peut pas être installée ou démarrée sur un smartphone plus ancien ou modifié, cela est généralement dû à un ou plusieurs facteurs liés à la sécurité.
Une cause fréquente est que l’appareil a été « rooté » (Android) ou « jailbreaké » (iOS). Il s'agit d'interventions dans le système d'exploitation permettant d'accéder à des zones normalement protégées. Bien que ces modifications offrent plus de contrôle sur l'appareil, elles désactivent aussi des mécanismes de sécurité essentiels. Cela augmente le risque d’exécution de logiciels malveillants ou de fuite de données sensibles. Les appareils avec des « ROM personnalisées » ou un bootloader déverrouillé sont également considérés comme compromis du point de vue de la sécurité. L’application AGOV access détecte ces modifications et refuse de fonctionner pour des raisons de sécurité.
Une autre raison possible est l'absence de puce de sécurité. Les smartphones modernes intègrent des composants matériels spéciaux comme un « Secure Element », un « Trusted Platform Module (TPM) » ou un « Trusted Execution Environment (TEE) » destinés à stocker en toute sécurité des données sensibles telles que les informations biométriques ou les clés cryptographiques. Sur les appareils Apple, cette fonction est assurée par le « Secure Enclave », et sur les appareils Samsung souvent par « Knox ». Ces puces sont essentielles pour de nombreuses applications critiques en matière de sécurité, notamment lorsqu’un certificat de l’appareil ou une authentification FIDO2 est requis. Si une telle puce est absente ou non certifiée, l'application AGOV access ne fonctionne pas.
Les versions obsolètes du système d’exploitation peuvent également poser problème. Les versions d’Android ou d’iOS qui ne reçoivent plus de mises à jour de sécurité présentent des failles connues pouvant être exploitées. C’est pourquoi l'application AGOV access exige un système à jour encore supporté par le fabricant. Si ce n'est pas le cas, l'application refusera de démarrer.
Un cas particulier concerne certaines variantes moins connues d’Android ou des distributions spécialisées, même si elles sont conçues pour offrir une sécurité renforcée. Ces systèmes – par exemple des versions renforcées pour un usage professionnel ou issues de projets open source – disposent parfois de leurs propres concepts de sécurité, mais ne font pas partie des systèmes officiellement validés (whitelist). Sans approbation explicite dans l’écosystème applicatif, ces systèmes ne sont pas considérés comme fiables selon l’architecture de sécurité de l’application AGOV access, et ne sont donc pas supportés.
L'application exige aussi que certaines fonctions de sécurité de l'appareil soient activées, notamment un verrouillage d’écran configuré (code PIN, empreinte digitale ou reconnaissance faciale). Les fonctions système de vérification d’intégrité doivent également être actives et fonctionnelles. Si ces mécanismes sont absents, l'application ne peut pas répondre à ses exigences de sécurité.
En résumé : L'application AGOV access ne peut être utilisée que sur des appareils non modifiés, à jour et dotés d’un matériel répondant à des exigences de sécurité élevées, figurant sur la liste officielle de compatibilité. Cela vise à protéger vos données personnelles et les systèmes connectés.
Si votre appareil actuel n’est pas compatible, vous avez la possibilité d’utiliser une clé de sécurité FIDO2 pour accéder en toute sécurité à AGOV access.
Afin que l'application AGOV access puisse être utilisée sous GrapheneOS tout en maintenant le même niveau de sécurité, d'importantes adaptations spécifiques à GrapheneOS sont nécessaires. Une version de l'application AGOV access compatible avec GrapheneOS devrait être disponible d'ici fin 2026 sous forme de téléchargement APK sur agov.ch/apk.
Si vous effectuez une vérification d’identité en ligne et que vous devez la payer directement en ligne, vous recevez automatiquement une quittance par e-mail.
Si cet e-mail ne vous parvient pas – par exemple parce qu’il a été filtré comme spam – il n’est pas possible d’émettre à nouveau le reçu. Dans ce cas, utilisez pour les notes de frais ou d’autres besoins comptables le justificatif électronique de transaction de votre prestataire de paiement (p. ex. TWINT ou carte de crédit).
Le bon fonctionnement des appareils mobiles en lien avec AGOV dépend principalement du système d’exploitation utilisé ainsi que de la version de l’application AGOV access. Les changements résultent notamment des mises à jour de ces composants.
Lorsqu’un système d’exploitation auparavant non pris en charge ou obsolète est mis à jour, il est possible que l’appareil réponde à nouveau aux exigences de sécurité et puisse ainsi être réutilisé avec AGOV. À l’inverse, de nouvelles versions de systèmes d’exploitation peuvent contenir des erreurs limitant ou empêchant l’utilisation d’AGOV.
Les mises à jour de l’application AGOV access peuvent également avoir des effets dans les deux sens. Certains appareils peuvent être exclus s’ils ne sont plus considérés comme suffisamment sûrs sur la base de nouvelles connaissances. Parallèlement, des adaptations de l’application peuvent atténuer des erreurs des systèmes d’exploitation, permettant ainsi à nouveau l’utilisation d’AGOV sur les appareils concernés.
Il peut en résulter une utilisabilité variable pour les utilisateurs finaux. Cette dynamique est particulièrement marquée dans l’écosystème Android qui, en raison de sa grande diversité d’appareils et de versions, présente une variabilité plus élevée que la plateforme iOS, plus standardisée.
AGOV n’a aucune influence sur les cycles de publication ni sur la qualité des systèmes d’exploitation et des fabricants d’appareils. Les effets décrits ne peuvent donc pas être entièrement évités.
D’autres applications mobiles natives, moins critiques en matière de sécurité, sont généralement moins affectées par ces influences externes. Une conception technique comparable serait en principe possible pour l’application AGOV access, mais elle impliquerait un niveau de sécurité inférieur. Un tel compromis est donc délibérément exclu, puisqu’il n’entre pas en ligne de compte.
Des moyens d’authentification alternatifs ou complémentaires sont disponibles, notamment des clés de sécurité conformes FIDO. Celles-ci offrent une grande indépendance vis-à-vis des configurations spécifiques des appareils ainsi qu’un niveau élevé de souveraineté numérique.
Non. De manière générale, l’e-ID ne peut être utilisée qu’avec un smartphone compatible avec l’e-ID. Cela s’applique à l’utilisation de l’e-ID dans AGOV ainsi qu’ailleurs. Vous pouvez toutefois utiliser AGOV sans e-ID : l’utilisation d’AGOV sans e-ID et sans smartphone fonctionne avec une clé de sécurité FIDO (agov.ch/fido).
Comparaison schématique :
VARIANTE DE CONNEXION AGOV AVEC L’e-ID :
e-ID dans l’application swiyu → compte AGOV → se connecter → application cibleVARIANTES DE CONNEXION AGOV SANS e-ID :
AGOV access App → compte AGOV → se connecter → application cible
Clé de sécurité FIDO → compte AGOV → se connecter → application cible
3 AGOV, e-ID et autres identifiants
Les services d’authentification AGOV et CH-LOGIN sont actuellement exploités en parallèle : alors que CH-LOGIN n’est disponible qu’au sein de l’administration fédérale, AGOV peut être utilisé par toutes les autorités suisses, quel que soit leur niveau administratif. Le CH-LOGIN sera remplacé complètement par AGOV dans les plus brefs délais. Le passage à AGOV est toutefois déjà possible pour l’ensemble des applications reliées à CH-LOGIN.
L’e-ID étatique suisse pourra être utilisée directement comme facteur de connexion dans AGOV, rendant ainsi l’application AGOV Access (et les clés de sécurité) obsolète pour les utilisateurs de l’e-ID. La connexion AGOV avec l'application AGOV Access ou une clé de sécurité reste disponible en tant qu’alternative. Ainsi, les utilisateurs finaux ont le libre choix d'utiliser soit l'e-ID, l'application AGOV Access ou la clé de sécurité comme facteur de connexion. Le service AGOV permet également d’associer la nouvelle e-ID aux comptes AGOV existants (n : 1). L’avantage de l’e-ID pour AGOV et ses applications cibles est de permettre une authentification fiable des utilisateurs finaux sans devoir procéder à une vérification de l’identité dans AGOV (par ex. au moyen d’une identification vidéo). Veuillez consulter la vidéo : Utilisation de l'e-ID avec AGOV.
L’application AGOV access peut être liée à votre compte AGOV et sert ensuite de facteur de connexion pour les processus d’authentification via AGOV.
Dans l’application portefeuille swiyu, vous pouvez notamment enregistrer votre e-ID suisse*. Cette e-ID peut également être utilisée comme facteur de connexion pour les connexions AGOV.
Vous êtes libre de choisir si vous souhaitez utiliser, pour votre connexion AGOV, l’application AGOV access, l’application portefeuille swiyu avec votre e-ID*, ou une clé de sécurité (FIDO2). Ces facteurs de connexion peuvent également être combinés librement.
* dès que disponible
Dans l'e-gouvernement, il existe différentes façons de confirmer numériquement qu'une action (p. ex. une demande) est réellement souhaitée par vous. Ce document explique les concepts AaDI et QES dans le contexte d'AGOV.
1. Que signifie «Authentication as Declaration of Intent» (AaDI) ?
Traduit simplement : «Authentification en tant que déclaration de volonté».
Dans cette procédure, il suffit de se connecter avec un compte vérifié (p. ex. AGOV avec un niveau de sécurité élevé) pour confirmer juridiquement que vous consentez à la transaction. Votre connexion vaut dans ce cas comme votre «signature numérique».2. Pourquoi ma connexion peut-elle valoir comme déclaration de volonté ?
Certaines autorités l'ont défini ainsi dans leurs bases légales. Pour que cela soit sécurisé, trois conditions doivent être remplies :- Vérification d'identité : Votre compte AGOV a été préalablement vérifié officiellement (dépôt d'e-ID / de pièce d'identité).
- Sécurité : La connexion doit présenter un niveau de fiabilité élevé (Level of Assurance 3).
- Intégrité : L'autorité garantit techniquement que votre demande ne peut plus être modifiée après envoi.
3. Cadre juridique de l'AaDI
La procédure doit être ancrée dans les bases légales respectives des autorités. La manière dont les tribunaux évalueront en détail cette approche dans les litiges se révélera dans la jurisprudence future. AGOV peut, si nécessaire, fournir des preuves établissant un lien clair entre la connexion et la personne auprès de l'Office fédéral de la police (fedpol) et, le cas échéant, de registres étrangers.4. Quelle est la différence entre l'AaDI et la Signature Électronique Qualifiée (QES) ?
La QES est la forme la plus élevée de signature numérique et est légalement équivalente à la signature manuscrite. Alors que dans l'AaDI c'est la «connexion» qui compte, dans la QES un certificat technique est directement lié à un document (p. ex. un PDF).Pour une QES, cinq éléments sont nécessaires :
- Un processus d'émission du certificat.
- Une vérification d'identité de la personne.
- Une authentification forte au moment de la signature.
- Un service de signature qui appose techniquement la signature sur le document.
- Une certification de l'ensemble du système conformément à la loi fédérale sur les services de certification dans le domaine de la signature électronique et des autres applications des certificats numériques (SCSE).
5. L'e-ID ou AGOV «peuvent»-ils faire la «QES» ?
Il faut ici faire une distinction :- Potentiel : L'e-ID et AGOV pourraient potentiellement soutenir les éléments QES 1 à 3 mentionnés ci-dessus.
- État actuel : Ni l'e-ID ni AGOV ne constituent à ce stade une signature électronique ou un prestataire de services de signature, et ne sont jusqu'à présent impliqués dans aucun processus QES, y compris pour les éléments 1 à 3.
6. Résumé : quand ai-je besoin de quoi ?
Important : Que vous ayez uniquement besoin d'une connexion AGOV (AaDI) ou que vous deviez fournir une signature qualifiée (QES) dépend de l'autorité concernée et du processus spécifique.
- e-ID suisse (étatique) : L’e-ID suisse est l’identité électronique reconnue par l’État. Elle sert de preuve d’identité numérique fiable.
- SwissID (privée) : SwissID est une solution de connexion commerciale proposée par un fournisseur privé. Elle est utilisée pour divers services en ligne, mais ne constitue pas une e-ID étatique.
- AGOV (étatique) : AGOV est le service central d’authentification des autorités suisses. Il permet un accès sécurisé aux portails de cyberadministration en utilisant différentes méthodes d’authentification (par ex. e-ID, AGOV access App ou clé de sécurité FIDO).
En bref :
L’e-ID suisse est le moyen d’identification numérique reconnu par l’État. AGOV est le service de connexion de la Confédération qui peut utiliser l’e-ID suisse comme preuve d’identité. En revanche, SwissID est un service de connexion privé.Remarque :
Il est important de ne pas confondre SwissID avec l’e-ID suisse étatique, même si les désignations « SwissID » se ressemblent fortement.
Le risque de confusion est encore renforcé par le fait que le produit privé « SwissID » avait été proposé il y a quelques années comme identité électronique officielle – mais non délivrée par l’État. Ce projet a ensuite été rejeté lors d’une votation populaire.
En outre, les autorités sont en principe libres d’utiliser également des services de connexion privés comme « SwissID » dans la cyberadministration. L’administration fédérale y renonce toutefois et mise à la place sur AGOV ainsi que sur l’e-ID étatique.
4 Divers
Au moment de lancer leur service d’authentification, les autorités suisses ont cherché un nom court, facile à prononcer, pouvant être utilisé indifféremment dans toutes les langues nationales et en anglais et restant la propriété intellectuelle de la Suisse.
L’acronyme « AGOV » se compose des termes « authentification » et « government » et se prononce en deux syllabes : /a.ɡɔv/L’identité visuelle d’AGOV se base sur une palette de couleurs dérivée de celle qui est utilisée par l’Administration numérique suisse (ANS). Les couleurs des cantons ou de la Confédération ont volontairement été écartées. De nombreuses autorités ayant recours à AGOV pour rediriger les utilisateurs vers leurs prestations, il fallait que l’identité visuelle de ce service soit neutre.
Le logo AGOV développe les carrés du logo ANS en une forme étendue qui symbolise la poignée d'une clé.
AGOV a été conçu selon les principes de la convivialité et de l’accessibilité. Ainsi, les contrastes sont définis de manière optimale, la mise en page s’adapte à tous les écrans et la structure des contenus se prête parfaitement à l’utilisation d’outils d’assistance tels que des lecteurs d’écran.
Le traitement des évaluations ne relève pas de la Confédération, mais incombe aux gérants de plateformes (par ex. Google ou Apple). De ce fait, il est régi par les conditions d’utilisation de ces plateformes. La Confédération suisse ne traite pas elle-même les évaluations. Les questions ou suggestions concernant l’application AGOV access peuvent être transmises au moyen du formulaire disponible à l’adresse suivante : agov.ch/help.
L’application fait l’objet de très peu d’évaluations, celles-ci n’émanant en effet que d’une infime part des utilisateurs d’AGOV. Cette faible proportion tient à ce que, contrairement à d’autres applications, l’application AGOV access ne demande jamais aux utilisateurs de la noter. Les évaluations sont effectuées uniquement à l’initiative des utilisateurs et sont disponibles sur les plateformes.
Il n'existe pas de règles particulières concernant les offres de formation et de support privées en lien avec les prestations publiques ; la liberté du marché s'applique. La Confédération suisse (administration fédérale) ne vérifie ni ne certifie ces offres.
Il incombe aux utilisateurs finaux d'évaluer la pertinence, la qualité et le sérieux des offres et de décider s'ils souhaitent en bénéficier. Il convient en particulier de prêter attention aux données personnelles qui sont divulguées. Les informations d'accès ne doivent pas être partagées.
La connexion AGOV repose sur trois principes directeurs : la sécurité, la convivialité et l’accessibilité. Ces principes ont été vérifiés par des experts en sécurité et confirmés lors de tests utilisateurs.
Utilisation simple au quotidien
La connexion elle-même est très simple. Elle fonctionne de manière comparable à un paiement TWINT : Ouvrir le smartphone → scanner le code QR → terminé.Configuration unique
Seule la première configuration est un peu plus exigeante. Elle ressemble à la mise en place d’un accès e-banking avec un smartphone :- La bonne application* doit être téléchargée depuis l’Apple App Store ou le Google Play Store.
- Ensuite, l’enregistrement doit être effectué.
Pour les personnes qui installent rarement de nouvelles applications, cela peut représenter un petit obstacle au début - par exemple si les identifiants Apple ou Google ne sont pas immédiatement disponibles.
Soutien et inclusion
Tous les utilisateurs n’ont pas la même expérience des processus numériques. C’est pourquoi il est important que des informations claires, des instructions simples et un support fiable soient disponibles (portail d’aide AGOV agov.ch/help). L’aide de la famille ou des amis joue également un rôle important. Ainsi, même les personnes moins expérimentées peuvent profiter dès le départ de solutions sûres et conviviales.* L'application SWIYU pour l’e-ID suisse** ou l'application AGOV access (fonctionne également sans e-ID)
** dès que disponibleDans l’application AGOV access, seuls les véritables codes QR AGOV fonctionnent. En revanche, l’application Appareil photo peut également ouvrir des codes QR menant à des sites web externes. Cette fonctionnalité peut ainsi conduire à des pages frauduleuses – une méthode appelée Quishing.
Le terme Quishing est une évolution moderne du mot Phishing, lui-même dérivé de l’anglais Fishing (« pêche »). Alors que le Phishing désigne à l’origine la « pêche » aux mots de passe ou aux données confidentielles au moyen d’e-mails ou de sites web trompeurs, le Quishing correspond à la même méthode frauduleuse, mais via un code QR. Le mot résulte de la fusion de QR (pour Quick Response, la désignation du code matriciel carré) et de Phishing. Il en résulte une combinaison concise qui décrit à la fois le support d’information (le code QR) et la méthode (le Phishing) – autrement dit : QR-code Phishing → Quishing.
Vous trouverez ici les FAQ techniques ainsi que les entrées du glossaire : FAQ & Glossaire
La responsabilité de maintenir à jour le système d'exploitation du téléphone mobile et de le sécuriser par des mises à jour revient aux utilisateurs.
Le présent article utilise le terme « systèmes d'exploitation pour téléphones mobiles » et désigne tous les systèmes d'exploitation ainsi que tous les appareils sur lesquels l'application AGOV access peut être utilisée. L'article ne précise pas quels systèmes d'exploitation ou marques de systèmes d'exploitation fonctionnent à cet effet, mais traite exclusivement de la suppression progressive des versions de systèmes d'exploitation.
AGOV refuse l'utilisation de certains systèmes d'exploitation (obsolètes) pour téléphones mobiles.
Ce refus concerne exclusivement l'application AGOV access et non d'autres applications ou l'utilisation d'un navigateur.
Concrètement, AGOV exclut de l’utilisation de l’application AGOV access certaines versions (obsolètes) de systèmes d’exploitation lorsqu’il existe des failles de sécurité connues susceptibles de nuire aux utilisatrices et utilisateurs finaux. L'exclusion a lieu dans le délai fixé par la Chancellerie fédérale.
En tout état de cause, conformément à l'exposé introductif, les utilisateurs finaux sont en principe eux-mêmes responsables de la sécurité, en particulier pendant la période transitoire jusqu'à une éventuelle exclusion.
Par ailleurs, AGOV peut également autoriser pour l'application AGOV access des systèmes d'exploitation pour téléphones mobiles qui ont atteint leur fin de vie et ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité. L'objectif est de permettre au plus grand nombre possible d'utilisateurs disposant d'un ancien appareil de continuer à y avoir accès. La Chancellerie fédérale décide de l'autorisation de ces systèmes d'exploitation obsolètes sur la base d'informations générales disponibles en matière de sécurité et en concertation avec d'autres autorités fédérales. Une approche pragmatique est également adoptée afin d'exclure les systèmes d'exploitation très anciens, conformément au bon sens, comme par exemple de manière harmonisée avec le portefeuille d'identités électroniques Swiyu.
Les risques liés à l'autorisation de systèmes d'exploitation de téléphones mobiles obsolètes sont dans tous les cas supportés par les utilisateurs. Il convient donc de souligner expressément qu'il est plus judicieux et plus sûr de passer à du matériel et des logiciels plus récents.
Les coûts résultant de l'exclusion des systèmes d'exploitation pour téléphones mobiles sont à la charge des utilisateurs. Ces coûts peuvent être minimisés en utilisant des clés de sécurité à la place de l'application AGOV access, qui sont peu coûteuses et ont une durée de vie plus longue.
Non. Cela vaut de manière générale ainsi que pour l’utilisation d’AGOV, par exemple l’application AGOV access : il n’existe aucun droit à une indemnisation pour l’équipement informatique privé ou son renouvellement.
Les moyens d’authentification électroniques servent à protéger des données personnelles sensibles et à garantir l’intégrité des systèmes d’information de l’État. Les autorités sont tenues de prendre des mesures techniques et organisationnelles appropriées afin d’assurer la sécurité de l’information (cf. art. 8 de la loi fédérale sur la protection des données, LPD). Cela implique notamment que seuls les appareils et systèmes d’exploitation qui continuent d’être pris en charge par le fabricant au moyen de mises à jour de sécurité ou qui ne présentent pas de vulnérabilités soient autorisés et répondent ainsi aux exigences de sécurité actuelles.
Les appareils ou systèmes d’exploitation dont le support de sécurité a été interrompu peuvent présenter des vulnérabilités qui ne peuvent plus être corrigées. L’exclusion des systèmes concernés est donc objectivement justifiée ainsi qu’appropriée et nécessaire afin de satisfaire aux exigences légales en matière de protection.
Le principe constitutionnel de proportionnalité doit être respecté (art. 5, al. 2, de la Constitution fédérale de la Confédération suisse). La définition d’exigences techniques minimales vise exclusivement à garantir la sécurité et se limite au strict nécessaire. Aucune exigence supplémentaire n’est imposée au-delà de ce qui est requis pour atteindre cet intérêt public légitime.
L’infrastructure d’information et de communication nécessaire à l’utilisation des prestations administratives électroniques appartient aux utilisatrices et utilisateurs et relève de leur responsabilité. L’acquisition, l’entretien et le renouvellement de cette infrastructure privée relèvent en principe de leur propre responsabilité.
En droit public, le principe de légalité s’applique. Les prestations ou indemnisations de l’État nécessitent une base légale expresse. Une telle base légale pour la prise en charge des coûts liés au renouvellement d’un équipement informatique privé n’existe pas. Par conséquent, aucun droit à la prise en charge des coûts ni à des dommages-intérêts ne peut être invoqué à l’encontre des autorités.
L'art. 9, al. 1, dispose que
«Les autorités fédérales soumises à la présente loi publient le code source des logiciels qu’elles développent ou font développer pour l’exécution de leurs tâches, sous réserve que les droits de tiers ou des raisons importantes en matière de sécurité excluent ou limitent cette possibilité.»
En décembre 2026, le code source d'AGOV sera publié conformément à cette exigence. Il s'agit de la version AGOV qui représente la réalisation de l'objectif du projet AGOV, à savoir AGOV, y compris AGOV-e-ID-Verifier. Les versions ultérieures seront décrites dans les notes de mise à jour agov.ch/rn, préparées pour publication après leur sortie et publiées.
Les utilisatrices et utilisateurs finaux d’AGOV peuvent recevoir différents types d’e-mails en lien avec AGOV. Il s’agit notamment de :
- Messages automatiques du système AGOV, par exemple dans le cadre de la création du compte.
- Messages d’information destinés aux utilisatrices et utilisateurs finaux, par exemple des avertissements concernant des systèmes d’exploitation obsolètes sur des appareils mobiles ou d’autres informations relatives à la sécurité.
Veuillez noter que l’authenticité de tels messages ne peut pas toujours être vérifiée de manière fiable. Des criminels peuvent envoyer de faux e-mails AGOV afin de mener des attaques de phishing. Il vous appartient donc de vérifier avec attention, au cas par cas, comment vous traitez ces messages et quelles actions vous en déduisez.
Une partie des e-mails AGOV est envoyée dans la langue que vous avez définie comme langue de correspondance sous agov.ch/me.
AGOV est développé et exploité avec des partenaires économiques suisses. L’exploitation est assurée sur mandat de la Chancellerie fédérale suisse dans des centres de calcul de la Confédération. Afin d’accroître encore la résilience, AGOV est en outre mis en place sur la plateforme cloud d’un fournisseur établi en Suisse, sur un site d’exploitation situé en Suisse. Aucune région cloud d’un hyperscaler mondial n’est utilisée pour ce site AGOV supplémentaire. Son intégration active dans l’exploitation productive est prévue dans le courant de l’année 2027 (agov.ch/itscm).
L’infrastructure nécessaire à l’exploitation et à l’utilisation d’AGOV tout au long de la chaîne de valeur – des utilisateurs finaux à l’approvisionnement en électricité et à l’infrastructure Internet, jusqu’au système AGOV lui-même ainsi qu’aux infrastructures et systèmes spécialisés des autorités – est intrinsèquement et inévitablement intégrée dans des contextes internationaux. Cette intégration concerne tous les niveaux, en particulier les logiciels, le matériel, les structures organisationnelles ainsi que le savoir-faire sous-jacent.
Quintessence
AGOV est généralement perçu comme numériquement souverain – et ce, pour de bonnes raisons. Considéré comme un système au sens strict, AGOV est largement ancré en Suisse : le pilotage, l’exploitation et la gouvernance relèvent des autorités suisses, et il n’existe pas de « killswitch », c’est-à-dire aucun mécanisme contrôlé par des tiers permettant de mettre le système hors service de manière unilatérale et immédiate depuis l’extérieur de sa sphère de contrôle.Cette appréciation repose sur une perspective pragmatique selon laquelle le critère déterminant est la capacité d’un système à être exploité de manière autonome dans des conditions réalistes. Sous cet angle, AGOV apparaît comme robuste et maîtrisable.
Parallèlement, AGOV s’inscrit dans une réalité numérique globale – des terminaux utilisateurs aux infrastructures réseau jusqu’aux plateformes technologiques. L’influence ne s’exerce pas de manière ponctuelle, mais de façon diffuse et souvent indirecte, notamment à travers des cadres juridiques ou économiques.
AGOV est ainsi hautement souverain sur le plan numérique dans un sens opérationnel et restreint – mais, dans un contexte systémique plus large, il demeure intégré dans une réalité interconnectée où la souveraineté est nécessairement relative.
BACSIL est un fournisseur d’identité autonome et indépendant d’AGOV. Votre compte AGOV n’est pas géré par BACSIL. Si vous créez un compte BACSIL, celui-ci n’est pas connu d’AGOV. BACSIL et AGOV sont séparés tant sur le plan technique qu’organisationnel. C’est pourquoi deux applications Access distinctes sont également disponibles dans l’Apple App Store et le Google Play Store.
Comme AGOV, BACSIL est un système de connexion, mais indépendant. Sur le plan technique, BACSIL repose sur une architecture similaire à celle d’AGOV. Cela soulève la question de savoir pourquoi BACSIL existe. BACSIL est un projet pilote commun de l’Office fédéral de la cybersécurité et de la Chancellerie fédérale. L’objectif du projet est de tester la collaboration avec des centres de calcul privés afin de renforcer davantage la résilience des services d’authentification des autorités.
Pour le fournisseur d'identité BACSIL, l'ensemble des bases légales s'appliquent selon https://www.eiam.admin.ch/legal
L’AGOV access App est un facteur de connexion techniquement fort autorisé par AGOV. Sa conception technique satisfait aux exigences techniques que l’annexe B de la Si001 impose aux informations d’authentification au niveau « élevé ». L’application à elle seule ne correspond toutefois ni au niveau complet « élevé » de la Si001 pour un moyen personnel d’authentification et de preuve d’identité, ni au LoA 3 selon la I050. Avec AGOV, le lien supplémentaire requis avec la personne est établi à partir d’AGOVaq 300 par la vérification de l’identité au moyen d’une pièce d’identité officielle et est associé au compte AGOV authentifié. Tous les niveaux AGOVaq à partir de 300 correspondent, selon la correspondance eIAM, au LoA 3 de l’I050 et donc à eIAM QoA 50.
Son modèle de sécurité repose sur un facteur cryptographique lié à l’appareil. Les clés utilisées pour l’authentification sont générées et conservées dans un environnement de sécurité protégé du smartphone, par exemple une Secure Enclave, un Trusted Execution Environment, Android StrongBox ou une composante de sécurité matérielle comparable. Ces clés sont protégées contre l’extraction et ne sont pas utilisées comme un code copiable.
L’authentification est cryptographique: AGOV émet un défi auquel seule la clé privée présente sur l’appareil enregistré peut répondre. Le déverrouillage local par code, verrouillage de l’appareil ou biométrie sert à activer ce facteur sur l’appareil. Les données biométriques ne quittent pas l’appareil.
L’attestation constitue un autre élément de sécurité. Elle permet d’obtenir des indications cryptographiquement vérifiables sur l’origine de la clé, l’environnement de sécurité utilisé ainsi que certaines propriétés d’intégrité et de sécurité de l’application et de l’appareil. AGOV peut ainsi apprécier si le facteur utilisé satisfait aux exigences requises. Les solutions FIDO synchronisables ou purement logicielles ne répondent pas à ces exigences.
L’application AGOV access App repose sur une technologie de Nevis Security AG. L’application Nevis Access App sous-jacente prend en charge FIDO-UFA, l’attestation, le stockage matériel des clés et des mécanismes de protection contre les environnements manipulés ou insuffisamment sûrs. Cela comprend notamment la vérification stricte des certificats et des noms d’hôte, l’exclusion du trafic en clair, la protection contre des mécanismes locaux de déverrouillage insuffisants et des corrections continues liées à la sécurité.
L’application AGOV access App n’est donc pas comparable à un simple générateur OTP. Elle combine possession de l’appareil, validation locale de l’utilisateur et authentification cryptographique par défi-réponse. Un attaquant ne peut pas s'authentifier simplement en copiant un code, un mot de passe ou un facteur cryptographique synchronisé.
La qualité de sécurité résulte également de l’examen du système AGOV dans son ensemble. AGOV est contrôlé et développé au moyen de tests d’intrusion, de procédures de bug bounty ainsi que de processus de développement et d’exploitation soumis à assurance qualité. L’implication de services suisses spécialisés en sécurité, y compris armasuisse dans le cadre d’examens de sécurité, apporte une compétence technique supplémentaire à l’évaluation du système global.
Du côté du fournisseur, Nevis Security AG est certifiée ISO/IEC 27001:2022. Cette certification atteste des processus établis et vérifiés pour le développement, l’exploitation, le support et la sécurité de l’information.
AES-128 est aujourd’hui considéré comme extrêmement sûr et ne présente aucune faiblesse exploitable en pratique. Dans le contexte d’une clé de session, sa robustesse est largement suffisante, tandis que AES-256 n’apporte pas d’avantage concret face aux menaces actuelles, mais peut entraîner un léger surcoût en performance. Le choix d’AES-128 permet donc d’assurer un haut niveau de sécurité tout en optimisant l’efficacité du système.
Concernant les certificats TLS EV, ils n’améliorent pas la sécurité cryptographique du chiffrement HTTPS, qui est identique à celui des certificats standard. Leur valeur ajoutée réside principalement dans l’affichage renforcé de l’identité du site. Toutefois, les navigateurs modernes ont fortement réduit ces indicateurs, car ils étaient peu compris par les utilisateurs. Aujourd’hui, la sécurité repose avant tout sur une architecture globale (authentification forte, gestion des accès, protection applicative), et non sur l’usage d’un certificat EV.
Pour le domaine agov.ch, AGOV utilise des certificats TLS dont l’émission et le renouvellement peuvent être largement automatisés. Cela permet une exploitation efficace et fiable. Pour agov.ch, cette approche constitue une solution sûre, appropriée et économique. Une validation supplémentaire de l’organisation n’apporte aucun avantage supplémentaire à la sécurité cryptographique du chiffrement des communications. Selon le cas d’utilisation, d’autres infrastructures de certificats peuvent être utilisées. Pour agov.admin.ch, par exemple, la Swiss Government PKI (SG-PKI) est utilisée.
Il convient de distinguer le système central d’AGOV des pages d’information et d’aide accessibles au public. Le système central d’AGOV comprend notamment l’authentification et la gestion des comptes AGOV. Il est actuellement exploité dans des centres de données de la Confédération. Au cours de l’année 2027, l’exploitation sera en outre étendue à des centres de données privés situés en Suisse et appartenant à des propriétaires suisses. L’infrastructure sera ainsi davantage répartie sur les plans géographique et opérationnel, ce qui renforcera encore la résilience du système de connexion. Les pages d’information et d’aide accessibles au public sous agov.ch remplissent une autre fonction et sont en partie exploitées sur des infrastructures indépendantes. Cette approche est, d’une part, plus efficace et, d’autre part, constitue délibérément un élément de la gestion de la continuité des services informatiques (ITSCM) : les informations et les offres d’aide importantes doivent rester accessibles même lorsque certaines parties de l’informatique de la Confédération ou le système central d’AGOV sont touchées par une perturbation. L’utilisation de différents environnements d’exploitation ne constitue donc pas un inconvénient, mais fait partie intégrante du concept de sécurité et de résilience d’AGOV.
La résilience en situation de crise doit être considérée de bout en bout. Pour qu’une démarche administrative numérique puisse fonctionner également en situation de crise, l’infrastructure des utilisateurs finaux, les réseaux de communication et les connexions Internet, le système AGOV ainsi que l’application cible concernée doivent être disponibles et opérationnels. AGOV ne peut donc pas, à lui seul, garantir la disponibilité continue d’un service administratif.
Dans cette chaîne globale, la résilience du système central d’AGOV en situation de crise est toutefois traitée comme un sujet autonome et important. Elle comprend notamment la haute disponibilité, la redondance géographique, les basculements d’urgence, les procédures de rétablissement et la continuité de l’exploitation. Les mesures correspondantes sont régulièrement contrôlées, testées et développées.
Le Contrôle fédéral des finances (CDF) se penche lui aussi expressément sur cette question. Dans son audit de la gestion des identités et des accès eIAM publié en 2025, il a notamment examiné le basculement d’urgence entre les centres de données ainsi que les mesures prévues en cas de défaillance de ceux-ci. Le CDF a constaté un besoin d’amélioration et relevé l’importance croissante du rôle central d’eIAM/AGOV pour l’accès aux applications des autorités.
Le développement de la préparation d’AGOV aux situations de crise tient compte de ces exigences. Informations complémentaires sur les mesures de gestion de la continuité des services informatiques (IT Service Continuity Management, ITSCM) et sur la résilience d’AGOV : agov.ch/itscm.
Actuellement, aucune intelligence artificielle n’est utilisée lors du traitement de données personnelles dans AGOV ni lors des procédures de connexion à AGOV.
L’intelligence artificielle est notamment utilisée pour la création du code du programme et de la documentation d’AGOV.
Vous trouverez de plus amples informations sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour AGOV sous agov.ch/ai.
Oui. Une analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD) a été réalisée pour AGOV conformément à la loi sur la protection des données. Elle examine le traitement des données personnelles, les risques qui en découlent pour les personnes concernées ainsi que les mesures techniques et organisationnelles visant à limiter ces risques. L’AIPD relative à AGOV agov.ch/dsfa conclut que les risques identifiés sont considérablement réduits par les mesures prises et que les risques résiduels sont globalement acceptables.
Informations complémentaires
- Vers l'assistance aux utilisateurs.
- Vers les FAQ sur l’interaction entre AGOV et l’e-ID – pour les autorités (agov.ch/abc).
- Vers les FAQ des experts AGOV